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lundi 8 janvier 2018

Evolution du "jardin de devant"

Pour ceux qui me suivent, petite piqûre de rappel et pour les autres qui découvrent, voici deux photos de l'ancienne haie (prises en 2011).
D'abord, depuis le jardin, en regardant vers la rue.

Puis, un avant/après avec cette photo prise depuis la rue (le jour où Luc Noël est venu filmer le jardin ) où on voit bien, justement, le hêtre qui surplombe l'entrée et la haie...


...et cette photo prise en octobre 2017, juste avant la floraison des miscanthus :

L'entrée sous le soleil que ne cache plus le hêtre puisqu'il a été abattu. 

Mais voyons l'évolution depuis le début... Nous sommes en mai 2014. Le hêtre n'est plus là et la haie de laurier cerise non plus. Les ifs et les miscanthus viennent d'être plantés et j'ai ajouté des campanules bleue afin d'apporter une petite touche de couleur. 



Le contenu du rectangle de buis a lui aussi remanié. Exit les couvre-sol de pachysandra terminalis et vivaces d'ombre puisque ce parterre a retrouvé le soleil de l'avant-midi. J'ai voulu une base structurée  ET un joyeux fouillis.



J'en profite pour planter deux rosiers blancs (Vanilla Sky et Elara, tous deux des rosiers de Warren),  des myosotis, une petite haie de buis en demi-losange et deux lavandes. .

J'y ai ensuite ajouté des armoises pour leur joli feuillage gris. L'hortentia endless summer déjà là auparavant reste en place, pour l 'instant.


L'if prend tout doucement un peu de hauteur mais les miscanthus s'élancent déjà vers le ciel.



Au printemps 2015, les bulbes et les myosotis se donnent en spectacle.
  

Les campanules prennent le relais lorsque les bulbes se reposent.


Dans le rectangle, c'est déjà le fouillis! Les demi-losanges en buis disparaissent, cachés par le feuillage des armoises.

2016 : que des bulbes blancs!... qui devaient se retrouver entourés de myosotis bleu, mais où sont-ils donc passés?

Les ancolies, par contre, se sont invitées toute seules! 
  


Je suis un peu (beaucoup!) déçue par ce rectangle de buis : les buis en demi-losanges sont malades et un des rosiers,  Vanilla sky que j'aimais beaucoup, a rendu l'âme l'été passé. Et puis, le résultat n'est pas du tout à la hauteur de mes espérances et c'est assez moche en été.
J'avais rêvé de quelque chose qui ressemblerait à ceci (image trouvée sur Pinterest) :

exubérance et rigueur mêlées!
Avouez que j'en suis loin! 
La difficulté du truc, c'est qu'il faut penser à conserver de l'attrait à cet endroit pour le reste de la saison, car après les tulipes et les myosotis, que reste-t-il?
 Donc, il faut prévoir des vivaces, qu'elles soient adaptées à la mi-ombre et à ma terre argileuse et suffisamment rustiques.
 Ah, et il ne faut pas qu'elles prennent toute la place et cachent les lavandes et les buis en losange! Exercice pas si facile que ça! En tout cas, je ne maîtrise pas encore...

Mais, je ne désespère pas. Après tout, le véritable plaisir du jardinier est de recommencer encore et toujours. N'est-il pas?













dimanche 31 décembre 2017

RETROSPECTIVE 2017

Janvier : après le gel, est venue la neige. D'habitude, c'est dans l'autre sens que ça se passe, mais 2017 commençait déjà sur des chapeaux de roue.





Février : les bourrasques de vent ont failli avoir raison de mon seul rosier-tige.

Mars : l'espoir renaît avec les premiers crocus.

Avril : tout avait bien commencé. Le temps était même chaud et les floraisons prometteuses. Mon mari avait déjà sorti son fauteuil favori...

Quand, oh, surprise! Le gel a fait le forcing en traître.



Les tulipes s'en sont remises, mais la glycine est complètement grillée!
Ce mois sera aussi marqué par mes travaux de destruction de la haie de buis de la rotonde. Exit les buis malades!


Mai : le parterre devant la maison est couvert d'ancolies qui se sont ressemées. J'adore!


Et la glycine me fait la surprise de reprendre et m'offre même quelques grappes de fleurs!


Juin : le foisonnement...




Juillet : la rotonde sans sa bordure de buis. Je la préfère quand même avec une bordure. Va falloir cogiter cet hiver afin d'y remédier. Les cônes de buis ne sont taillés qu'une seule fois par an afin de ne pas les fragiliser. Je les garde encore un peu, mais ils sont malades...

Août : toujours l'opulence mais ce sont les dahlias et les phlox qui ont pris le relais des roses.



Septembre : les couleurs commencent à changer. 




Octobre : je vous montre une dernière fois la haie de buis bien malade qui disparaîtra au printemps 2018. 



Novembre : le jardin ne m'a guère inspirée ce mois-là. Une seule photo y a été prise, cette année. C'était de l'intérieur de la maison, sans doute parce qu'il faisait trop frais. On y voit la haie de miscanthus, tous en fleurs, ce qui n'est pas le cas chaque année!

Décembre : première neige en début de mois.


J'avais prévu de ne sélectionner qu'une seule photo par mois, mais l'exercice s'est avéré bien trop difficile. Donc, ne m'en veuillez pas pour la longueur de cet article. Après tout, ce sont surtout des photos, plus faciles à digérer que du texte. Et comme je ne suis pas bavarde, pas de grands blablas...

Vivement 2018 pour retrouver le chemin du jardin!

dimanche 19 novembre 2017

Mourir pour mieux renaître...

 Dans mon jardin, la longue plate-bande qui longe tout le côté gauche est surplombée par un grand arbre, un platane. Il est beau, MAIS : en 12 ans, il a beaucoup grandi, sa couronne prend trop d'ampleur et l'ombrage qu'il apporte devient trop important, au point que mes plates-bandes manquent de soleil. 




J'ai demandé l'avis de mes amis jardiniers sur Facebook pour tenter de conserver l'arbre tout en diminuant l'impact de son ombre. Voici la réponse de Didier Willery, le spécialiste de la taille des arbres (entre-autre) :

C.est un bel arbre mais qui va commencer à être gênant pour le reste des plantations. Nicole à raison : il peut être le point de départ d'un jardin d'ombre (sèche) ... la taille en transparence suppose de grimper dans la couronne et jusqu'en haut pour enlever une partie des branchJes. Mais il faut savoir doser...sinon' il repoussera de plus belle. À ce stade, une option est encore possible : le "tétariser" en coupant toutes les branches au sommet du tronc. Il faudra recommencer tous les ans car il produira alors des pousses de 1,50 m à 2 m chaque été. Cela limitera son développement en hauteur et aussi celui du tronc. Sauf si vous y tenez pour des raisons personnelles, il est peut être plus sage de l'enlever si le massif qui pousse dessous a plus d'importance pour vous...


Je pense qu'il est sage d'écouter les gens d'expérience. J'ai donc décidé de couper ce platane afin d'épargner mon porte-feuilles et mes os! 

Ici, il reçoit la lumière du soir, seul moment où les plantes à son pied sont au soleil.



Ci-dessus et ci-dessous, le jardin est sous le soleil mais le parterre au pied de l'arbre reste à l'ombre. 

On voit bien que l'ombre portée atteint le parterre de roses se trouvant en face de l'arbre.




Le joli tronc du platane.


Sous la lumière du matin.



Cette dernière photo montre qu'il manque une plante ou deux à l'arrière de l'arbre, de part et d'autre du tronc : c'est l'emplacement du Croscosmia cordifolia qui ne veut plus fleurir. Je l'avais isolé en enlevant quelques voisines envahissantes afin de lui laisser plus de place pour s'exprimer, mais cela n'a pas suffit. Avec un peu plus de soleil, on peut espérer revoir un jour sa jolie floraison... 


 Avec plus de soleil à cet endroit, j'attends aussi un feuillage d'automne plus flamboyant pour le viburnum mariesi, à gauche.

Bon, maintenant, j'entends déjà la question qui brûle vos lèvres : par quoi vais-je remplacer cet arbre?
Et si je vous dis que j'attends votre aide pour fixer mon choix?
Il faudrait un petit arbre (pas plus de 2 mètres de haut) ou peut-être mieux, un arbuste. Il ne faut pas non plus qu'il soit large, car je n'ai pas envie d'enlever les plantes déjà présentes. Un  beau feuillage et/ou une belle floraison sont souhaités. Ne pas oublier que ma terre est acide et reste fraîche en été.
Enfin, il faut qu'il se marie avec un hortentia paniculata, un rosier veilchenblau, de hautes marguerites, des veronicastrum, des asters, anémones du japon , lysimaches pourpres,... 

Moi, j'avais pensé à un acer palmatum bloodgood, mais j'ai lu quelque part qu'il n'aimait pas la concurrence des racines. Donc, j'ai peur qu'il ne s'accommode pas de la présence de ses voisines... L'un de vous a-t-il déjà fait l'expérience?  

Alors, je fais appel à votre imagination et à vos connaissances botaniques pour m'aider à trouver cette petite perle qui refera naître ce parterre ombragé.